Dans une ville où on ne peut que regretter la trop grande place du trafic automobile dans les déplacements, il est heureux que des initiatives se multiplient en faveur du recours à des modes alternatifs doux, actifs. Il en va ainsi des vélos partagés que la précédente majorité n’a pas manqué de multiplier via les différentes stations CAMBIO implantées à Koekelberg de sorte que le réseau soit suffisamment dense pour que chaque Koekelbergeois(e) en dispose à proximité de son domicile.

L’usage de trottinettes, qui participe du même esprit, connaît une vaste expansion et leur version électrique diffusée par un nouvel opérateur est certes de nature à gommer les aspérités du relief bruxellois.

Toutefois, Madame l’Echevine de la Mobilité, j’ai eu tout récemment l’occasion de vous prendre à témoin, alors que vous traversiez le square Vande Sande, du fait que certains utilisateurs ont un fâcheux recours à la solution de facilité qui consiste à abandonner l’engin n’importe où là où bon leur semble, de manière peu judicieuse, le long de la première façade venue ou, pire, très souvent au beau milieu d’un trottoir où il entrave la circulation piétonne et constitue une gêne manifeste pour des landaus, pour les PMR et particulièrement pour les malvoyants confrontés à un obstacle inattendu venant perturber leur itinéraire de déplacement. On reconnaît le grand altruisme, l’extrême civisme de certains de nos concitoyens lorsqu’ils utilisent un véhicule…

Le vendredi 18/1, soit le lendemain du dépôt de ma question, un article publié dans la DH avec des photos suggestives à l’appui, montrait que cette préoccupation est partagée par les autorités communales d’Uccle, Forest, Saint-Gilles et Ixelles, toutes communes où votre formation dispose de la compétence mobilité :

  • À Uccle, le bourgmestre et l’échevin de la mobilité envisagent d’ici la fin janvier une verbalisation ou une amende administrative, en se fondant sur le règlement de police. Un texte de charte a été envoyé à l’opérateur et stipule une série d’obligations : devoir d’information de l’intention de mettre en service des véhicules sur le territoire ucclois, nécessité de fournir une personne de contact, s‘assurer du bon état des trottinettes et de leur bonne rotation (pas question de stationner un tel engin plus d’une semaine au même endroit), respect des prescrits quant à l’utilisation de l’espace public, notamment laisser un minimum de 1,50m sur le trottoir pour le cheminement des piétons, laisser libres les accès carrossables, les entrées de maison, les passages piétons ;
  • à Forest, St-Gilles et Ixelles, l’échevin de la mobilité ou, dans la 3ème commune citée, le bourgmestre convoque les responsables de LIME pour trouver des solutions aux problèmes constatés.

Mes questions sont les suivantes :

  1. Avez-vous pris contact avec l’opérateur qui met en circulation ces trottinettes pour lui demander les mesures qu’il met en place pour éviter cette nonchalance de certains de leurs utilisateurs ?
  2. Une convention entre cet opérateur et la commune de Koekelberg ne devrait-elle pas réglementer les modalités de stationnement de ces engins ? Prenez-vous une initiative en ce sens ?
  3. Dans une perspective proactive, il serait judicieux que notre commune propose, tout au long de ses 69 voiries, un maillage très dense de lieux où les trottinettes devraient être parquées et qui pourraient être cartographiés et communiqués à la population. Ceci permettrait de conscientiser les utilisateurs et de les rendre plus respectueux de leurs concitoyens. Quelles mesures pratiques prenez-vous pour apporter une solution ?